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Ailleurs dans le monde
Plusieurs actions sont menées à l'international, notamment au sein des établissements scolaires, afin de favoriser une alimentation saine et équilibrée, riche en fruits et légumes frais.
Une action conjointe en faveur de la consommation de fruits et de légumes permet de :
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Mieux sensibiliser l'opinion à l'importance des fruits et des légumes dans la prévention des maladies non transmissibles ; |
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Accroître la consommation de fruits et de légumes au moyen de mesures essentielles dans les secteurs de la santé publique et de l'agriculture ; |
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Encourager et soutenir la mise au point et l'application de programmes nationaux en faveur de la consommation de fruits et de légumes qui s'inscrivent dans la durée, qui soient complets et qui associent tous les secteurs ; |
Programmes nationaux énumérés alphabétiquement par le nom de pays :
Angleterre
Allemagne
Danemark
Espagne
Etats-Unis
Irlande
Norvège
Pays-Bas
Suède
Angleterre
Depuis 2001, un programme permet la distribution gratuite dans les écoles d'un fruit ou d'un légume par jour à tous les enfants âgés de 4 à 6 ans.
Pour en savoir plus : http://www.5aday.nhs.uk/sfvs/default.aspx
Par ailleurs, suite au lobbying mené par le chef cuisinier anglais Jamie Olliver (pétition signée par 300 000 parents d'élèves remettant en cause la qualité des repas servis dans les cantines scolaires, remise au Premier Ministre, Tony Blair), la Ministre de l'Education, Ruth Kelly, a annoncé en mars 2005 des mesures destinées à améliorer la qualité des repas servis dans les cantines scolaires :
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A partir de septembre 2005, et pour 3 ans, 220 millions de livres devraient être versés sous forme de subventions aux établissements scolaires et aux services éducatifs locaux pour l'amélioration des repas, ainsi que pour la formation et l'augmentation du temps de travail des cuisiniers : 0,50 livres par enfant et par jour pour améliorer la composition des repas dans les écoles primaires et 0,60 livres dans les établissements secondaires. |
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De nouvelles qualifications professionnelles sont mises en place pour améliorer le recrutement et la formation des personnels des cantines scolaires. |
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Un comité représentatif, composé de diététiciens, de représentants des établissements scolaires, de l'industrie agroalimentaire et des entreprises de la restauration collective, travaille sur un ensemble de règles nutritionnelles que les établissements scolaires devront obligatoirement appliquer à compter de septembre 2006. |
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Fin 2005, le ministère de l'Education a publié un guide pour aider les établissements scolaires et les services éducatifs locaux lors de la négociation des contrats de fourniture des repas et des produits alimentaires, afin que la nourriture servie ou vendue soit plus saine. A partir de la rentrée 2005, la qualité nutritionnelle des repas est contrôlée lors des inspections scolaires. |
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Le gouvernement a également affecté 60 millions de livres pour la création d'un organisme indépendant, la Fondation pour l'alimentation scolaire, chargé d'apporter aides et conseils aux établissements scolaires et aux parents afin d'améliorer la qualité des repas scolaires. |
Pour plus d'informations, consultez le site Internet
http://www.foodinschools.org/
Allemagne
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Le ministère fédéral de la Protection du consommateur, de l'Alimentation et de l'Agriculture a conduit depuis plusieurs années une réflexion sur la formation à la consommation, à l'hygiène alimentaire et à la préparation des aliments, qui devrait, selon le ministère, constituer une connaissance de base, tout comme la lecture, l'écriture et le calcul. A cet effet, le projet REVIS cherche à développer ces formations dans les écoles, par la recommandation de connaissances à acquérir, de normes de formation à mettre en œuvre et de matériels à utiliser (tout en prenant en compte les politiques éducatives propres aux divers Länder). |
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Les autorités des Länder sont en effet également actives en ce domaine. Le ministère de l'Environnement, de la Santé et de la Protection du consommateur de la Bavière, soutient le programme « Entreprises d'élèves – Manger ce qui est à notre goût », qui permet de subventionner des projets d'entreprises présentés par des jeunes. Des élèves de 13 à 18 ans se proposent de fournir à leurs camarades une nourriture saine pendant la récréation ou à la pause du déjeuner. Les dossiers sélectionnés reçoivent des subventions (4 500 €) et les entreprises ainsi créées sont gérées par les élèves, qui s'occupent de l'achat des produits, de la préparation et de la distribution des repas. |
Danemark
Intervention des pouvoirs publics pour promouvoir la consommation de fruits sur le lieu de travail : l'idée étant de mettre à disposition des fruits gratuits, payés par l'employeur, pendant les heures de travail, les pauses et les réunions.
L'opération a remporté un vif succès, puisque 9% des travailleurs ont bénéficié d'un tel programme en 2004.
Pour en savoir plus, consultez le site de l'IFAVA : http://ifava.org/strategy/2005/foodatwork_denmark.pdf
Espagne
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Le Gouvernement espagnol a mis en place un plan visant à modifier les habitudes alimentaires et à lutter contre la sédentarité, en particulier chez les enfants et les jeunes, intitulé « Stratégie pour l'alimentation, l'activité physique et la prévention de l'obésité » (NAOS). Placé sous l'égide du ministère de la Santé, et élaboré avec les ministères de l'Education, de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation, ce plan a reçu l'appui de l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS). Le plan NAOS ne contient aucune disposition normative, mais est constitué d'un ensemble de recommandations, d'accords avec les organisations représentant l'industrie alimentaire, la distribution et la publicité, et de mesures d'autorégulation. Ce plan prévoit notamment :
- des enseignements destinés aux élèves sur l'alimentation et son incidence sur la santé. Ces cours apprendront également à acheter et à préparer les produits alimentaires.
- un engagement des prestataires des cantines scolaires à ne pas utiliser d'huiles riches en acides gras saturés (suite à un accord signé avec les principales entreprises de restauration collective qui fournissent les cantines scolaires). Un décret en cours de préparation comprendra notamment les critères auxquels les menus des cantines devront répondre.
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A Bilbao, une « pause fruits » a été instaurée dans certains établissements scolaires : les écoliers disposent d'une pause de 5 à 10 minutes par jour pour consommer un fruit . |
Etats-Unis
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De nombreux établissements scolaires participent aux programmes fédéraux gérés par le Food and Nutrition Service (FNS), agence du ministère de l'Agriculture, dont la mission consiste à faciliter l'accès des enfants et des familles les plus nécessiteuses à une alimentation saine. Grâce à ces programmes, les enfants des milieux défavorisés peuvent bénéficier à l'école de repas servis gratuitement ou à prix réduits. Les écoles qui participent aux programmes gérés par le FNS, doivent servir des repas dont la composition est conforme aux règles du « guide nutritionnel des Américains ». Ce guide, réalisé conjointement par les ministères de la Santé et de l'Agriculture, recommande notamment un régime alimentaire pauvre en corps gras saturés et en cholestérol, des boissons et des aliments à faible apport en sucre, et des plats tout préparés moins salés. Il recommande de consommer entre 5 et 13 fruits et légumes par jour. |
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Des programmes en faveur de la consommation de fruits et légumes dans certains établissements scolaires, ont été mis en place sous l'impulsion de plusieurs acteurs ministériels et de différents organismes : les Ministères de la Santé et de l'Agriculture, l'Institut national contre le cancer, l'Association nationale des fruits et légumes frais, les coordinateurs du programme « 5 par jour » , etc. Ces programmes ont été testés dans 25 écoles en 2002-2003, puis au sein de 200 établissements scolaires en 2004. Ces programmes pilotes ont rencontré un large succès et les ministères de l'Agriculture et de la Santé envisagent de les généraliser à l'ensemble des établissements scolaires. Le coût de l'opération serait de 4,5 milliards de dollars par an. |
Irlande
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Le Premier Ministre irlandais, Bertie Ahern, a annoncé le 16 mai 2005 , le lancement d'une campagne de santé publique pour faire face à la croissance de l'obésité. A cet effet, un rapport, contenant 93 mesures , a été présenté au Gouvernement. Il recommande notamment :
- d'interdire la vente de boissons gazeuses et de confiseries dans les écoles élémentaires;
- de prévoir des dispositions pour l'étiquetage des aliments;
- d'établir une discrimination positive dans l'octroi d'aides et de crédits à l'industrie locale en faveur de la production de produits sains;
- d'octroyer des subventions aux producteurs de fruits et légumes.
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Norvège
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Un programme en faveur de la consommation des fruits dans les écoles permet à chaque écolier de disposer au déjeuner d'une pomme, d'une poire, d'une carotte, d'une banane ou d'une orange. Dans le cadre de ce programme, les parents reçoivent une lettre de la part des responsables des établissements scolaires, les invitant à encourager leurs enfants à consommer des fruits et légumes à la cantine scolaire . |
Pays-Bas
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Un programme national en faveur de la consommation des fruits dans les établissements scolaires est en cours d'élaboration. Il est actuellement testé dans certaines écoles. Dans celles qui participent à ce projet pilote, les écoliers reçoivent un fruit ou un légume par semaine (offert par les détaillants locaux). Certains établissements ont introduit à cet effet « la pause fruit » . |
Suède
La Suède dispose d'un logo dit du « trou de serrure », qui permet d'identifier les produits à valeur diététique améliorée. Ce logo bénéficie d'une image très positive : 70% des consommateurs le connaissent. Il est unique et appartient aux Pouvoirs publics (agence de l'alimentation). Or, depuis le 1er juillet 2005, ce logo peut être utilisé pour les fruits et légumes frais.
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